18 mai 2008
Hathor
Hathor
( Panthéon Egyptien )
Hathor était représenté par une vache ou sous forme humaine coiffé d’une couronne représentant le disque solaire entouré des cornes d’une vache. Elle porte une longue tunique à bretelle et une collerette, et parfois une longue perruque en trois parties sur laquelle apparaît l’idéogramme de son nom. On peut aussi l’associer à un roseau.
Hathor est la fille de Nout et de Râ. Déesse de la musique, de l’amour et de la danse elle était aussi la Déesse du ciel et la nourrice souveraine. On la trouve parfois associé a Isis comme mère d’Horus. Par la suite, elle est devenue la protectrice d’Horus. En sa qualité de divinité funéraire elle accueillait les défunt dans l’au-delà auxquels elle prodiguait des boissons et de la nourriture. A Dandarah, elle possédait une statue particulière d’être associé à la Déesse des femmes et de l’accouchement. Hatshepsout lui a construit un sanctuaire pour cette raison.
Hathor aurait été envoyé sur terre par Râ qui souhaitait se venger des hommes. Elle était alors sous la forme de la Déesse destructrice Sekhmet. Mais Râ, voyant la fin de l’humanité proche, décida de lui faire boire un breuvage pour faire cesser ce massacre. C’est alors qu’apparu Hathor, la Déesse bienfaisante. Chez les Grecs, elle est associée à Aphrodite.
Vesta
Vesta
( Panthéo Romain )
Déesse du foyer
Dans la mythologie romaine, elle est la déesse du Foyer, honorée en tant que divinité familiale, des villes et des colonies. Fille aînée de Cronos et de Rhéa, elle est la soeur de Jupiter et le symbole de la fidélité.
De caractère très archaïque,Vesta appartient au groupe des douze grands dieux. Son animal sacré était l'âne.
L'autel le plus important dédié à Vesta était un temple circulaire dans le Forum à Rome. Son culte est sous la dépendance directe du Grand pontife, le temple symbolisait la sécurité de la cité et était entretenu par six Vestales, prêtresses vierges qui maintenaient le feu (la déesse était associée aux flammes) et servaient pendant trente ans. Chaque année, au début du mois de juin, lors des vestalia, on célébrait Vesta.
Vesta correspond dans la mythologie grecque à Hestia. Elle donne son nom à un des nombreux astéroïdes et aux prêtresses, les Vestales.
31 mai 2008
Isis
Isis
(Panthéon Egyptien)
Isis est la fille de Geb –la terre- et de Nout –l’air.
Elle a deux frères et une soeur : Osiris le dieu protecteur du pharaon et roi des terres d’Egypte, Seth dieu des tempêtes et maître du désert et des ténèbres et Nephtys déesse de la résurrection. Certains lui donnent un troisième frère, Horus l’Ancien.
Isis est donc la sœur mais également l’épouse de Osiris le dieu des morts. A partir de cette union s’est crée une histoire qui a fait d’Isis la mère universelle : Seth dieu du désert, ambitieux, comploteur et manipulateur qui désirait le pouvoir fit enfermer Osiris dans un coffre et le jeta dans un bras du Nil. Isis et Anubis (dieu du culte funéraire) se mirent en quête du corps d'Osiris, longeant le Nil, cherchant jusqu’en Phénicie et retrouvant Osiris à Byblos, au Liban. Isis parvient à ramener le corps de son époux et Egypte mais Seth, découvrant le tombeau, le dépeça en quatorze morceaux . Isis parcourut les marais du delta pour rassembler toutes les parties du corps. Selon la légende, Isis ne retrouve que treize parties du corps (la partie manquante étant le sexe qu’elle reconstitua en argile- un poisson ayant avalé ce membre du dieu) avant de momifier le corps d’Osiris. Sous la forme d’un vautour, Isis battit des ailes au dessus du corps d’Osiris pour le ramener à la vie avec l’aide de leur sœur Nephthys. Isis sous forme d’une crécerelle-faucon se plaça au dessus d’Osiris afin d’être fécondée avant que son époux ne gagne le monde des enfers.
Isis donne ensuite naissance au dieu Horus, dieu dynastique, qui devint roi après Seth. Depuis qu’Isis a ressuscité Osiris et donné naissance à Horus, elle est considérée comme la mère universelle, comme l’incarnation du pouvoir créateur auquel on doit la Terre et tous les êtres vivants. En ramenant Osiris à la vie, Isis a également vaincu la mort. A la fois épouse et mère et victorieuse de la mort, elle incarne la maternité et la fertilité. A la Basse Epoque (-750/- 30), Isis s’affirme en tant que représentation de la priorité et de l’indépendance du principe féminin. Le pouvoir de la femme devient l’égal de celui de l’homme d’où un contrat de mariage instauré par la déesse. La femme doit être respectée car c’est par elle que s’accomplit le mystère de la vie.
Isis est aussi la déesse de l’amour qui a institué le mariage et donné aux femmes la grâce et la séduction pour se faire aimer des hommes. Isis accorde une grande protection aux femmes aussi bien dans leur vie de couple que pendant l’accouchement durant lequel elle assiste la mère, reçoit l’enfant qui vient au monde et surveille son éducation afin qu’il aime ses parents. En tant que mère d’Horus, Isis est la déesse gardienne qui veille sur son enfant. Isis est protectrice du bien-être des naissances. L’image d’Horus comme étant le sauveur de l’humanité en empêchant Seth de la détruire a pu inspirer l’image de Jésus-Christ. D'ailleurs la statue d'Isis donnant le sein à Horus fait penser à la Vierge Marie et l'enfant Jésus
Hécate
Hécate
(Panthéon Grec)
Hécate est la fille du Titan Persès et d'Astéria, elle est la déesse de la Lune.
Cela implique deux personnalités opposées. Elle est bonne et bienfaisante elle favorise la germination, protège les accouchements ainsi que les navigateurs.
Hécate donne la prospérité, la victoire, les pêches et les moissons fructueuses.
Par contre elle est la déesse des hallucinations, et des angoisses de la nuit. Elle est maîtresse de la sorcellerie, des fantômes et des monstres. On la vénérait mais on la craignait tout autant!
Zeus lui donnera le pouvoir sur la mer, la terre et le ciel.
Par Doreen Valiente ©
Extrait de "An ABC of witchcraft" pp 168-169.
Hécate est l’ancienne Déesse grecque de la Sorcellerie. Elle est représentée sur des pierres romaines sculptées de la période classique, sous une triple forme, possédant trois têtes, trois paires de bras portant dagues, fouets et torches. Deux énormes serpents s’enroulent autour de ses pieds. Des pierres sculptées de ce style étaient portées en amulette, particulièrement par ceux intéressés par les sciences occultes.
Hécate est une très ancienne Déesse, plus vieille encore que les Dieux et Déesses de l’Olympe du mythe classique. Elle était vénérée par Zeus lui-même, qui jamais ne renia son séculaire pouvoir d’exaucer ou de rejeter les désirs des mortels.
Pour cette raison, mages et sorcières l’invoquaient très souvent. Son pouvoir était triple : dans les cieux, sur Terre, et dans le monde souterrain des esprits et fantômes. Un de ses symboles était une clef, signifiant ainsi sa capacité à retenir ou à libérer les esprits et spectres de toutes sortes. Euripide, le poète grec, l’appelait « Reine du monde des fantômes ».
Sa statue était érigée aux carrefours, où il était préférable d’invoquer sa présence de nuit. Des années plus tard, les sorcières se réunirent aux carrefours afin de célébrer leurs rites.
Bien que sa souveraineté se soit étendue sur le ciel, la Terre et le monde souterrain, Hécate fut associée tout particulièrement à la lune et aux Déesses lunaires, Diane, Artémis et Séléné, avec qui elle fut assimilée. Sa triplicité renvoyait aux trois phases de la lune : croissante, pleine, décroissante.
Elle était dépeinte accompagnée d’une meute de chiens hurlants, probablement du fait que les chiens hurlent à la lune, ainsi qu’ils hurlent lorsqu’un fantôme se tient tout proche, même si on ne le voit pas ; ils réagissent fortement dans les lieux hantés.
Les philosophes gnostiques, qui se réunissaient dans la ville égyptienne d’Alexandrie, révéraient des fragments de poésie appelée « les oracles chaldéens ». Ces fragments qui sont parvenus jusqu’à nous, écrits en grec, laissent apparaître Hécate comme la Grande Mère ou la vie de l’Univers. La Nature est son vêtement, son manteau : « Et de son dos, de chaque côté de la Déesse, la Nature infinie s’accroche ».
« Hécate » ne serait pas un nom grec. Les spécialistes en doutent et, plus généralement, il existe beaucoup d’incertitudes autour de ce nom et ses dérivés. Certains suggèrent comme signification à son nom « La Lointaine » ou « Celle qui se tient au loin ». Le nom d’Hécate ressemble à l’ancien égyptien « hekau » qui signifie « magie ». Deux anciens noms d’Hécate sont Aphrattos « Celle Sans Nom » et Pandeina « La Toute-Terrifiante ».
Robert Graves, cependant, dans ses Mythes Grecs (Penguin Books, London, 1957 and Baltimore, Maryland, 1955) donne comme signification « Cent » et la relie à la Grande Année aux cent lunaisons pendant laquelle, il y a fort longtemps, il était permis au Roi Sacré de régner. A la fin de cette année-là, Il était sacrifié, Son sang venait alors enrichir le pays et renouveler la prospérité de ses sujets. Cette institution du Roi Divin sacrifié était très répandue dans l’ancien monde et remonte loin dans l'Histoire humaine. Ceci étant intimement lié à l’ordre matriarcal des temps primitifs, lorsque la Grande Déesse de la Nature, la Magna Mater, était prédominante.
Shakespeare, dans Macbeth, représente ses trois sorcières comme des adoratrices d’Hécate, et non du diable ou de Satan, ce dont elles furent, pourtant, accusées durant dans des centaines d’années. Nombre des contemporains de Shakespeare ont introduit dans leurs pièces de théâtre et poèmes « La Dame Hécate » en tant que Déesse des Sorcières.
Dans la pièce de Thomas Middleton « La Sorcière », le personnage principal prend le nom d’Hécate, s’auto proclamant la Sorcière de la Déesse de la Sorcellerie.
Ainsi, si nous souhaitons choisir un nom usité à l’époque de Shakespeare et plus tard pour invoquer la Déesses des Sorcières, Hécate serait un choix évident, naturel. La prononciation grecque est « Hek-a-ti », mais elle est devenue, une fois anglicisée, Hek-at.
Le sigil employé par les mages pour invoquer Hécate est un croissant de lune dont les deux pointes sont tournées vers le haut. Entre les deux, un point est dessiné.







